Friday, September 07, 2007

Caucase


J'ai oublié de parler de deux bouquins fascinant, le premier connu pour avoir défrayé la chronique et saturé l'actualité littéraire il y a quelques mois (peut-être aussi pour son poids qui rend sa lecture sportive dans les transports en communs) ... Vous avez deviné c'est "Les Bienveillantes" de Jonathan Little.

Mais pas la peine de revenir dessus. Tout à déjà été dit...

Le second livre "A la conquête du Caucase" de Éric Hoesli est un roman historique sublime sur le Caucase au 19 ème siècle, d'un éditeur plus discret (édition des Syrtes) ...

Mais pourquoi parler de ces deux romans ?

Ces deux auteurs partagent une passion (et une érudition) pour le Caucase, les lecteurs des "Bienveillantes" se souviennent du passage mémorable sur les différentes langues parlées dans le Caucase ... Et bien, la rumeur veut qu'ils se soient rencontrées par hasard lors d'une conférence, et qu'ils aient travaillés ensemble durant un mois avant la parution des "Bienveillantes" ... J'aime beaucoup cette idée que deux auteurs partageant une même passion pour cette région puissent avoir échangés leurs vues et écrits des ouvrages très différents.

J'avoue avoir été séduit par les descriptions et l'analyse de Hoesli sur cette région pour le moins mouvementée et montagneuse.

5 Comments:

Anonymous Anonymous said...

Je voulais lire les bienveillantes lors de sa sortie mais comme vous le résumez fort bien, tenir ce livre dans les transports en communs relève plus du sport que d'une activité littéraire ; c'est vraiment dommage.

Je ne renonce pas pour autant et il est pour l'instant bien au chaud dans ma bibliothèque en train de se bonifier.

2:03 AM  
Anonymous Anonymous said...

Les bienveillantes sont hélas bardées d'erreurs et d'approximations historiques qui gâchent un peu la lecture.

12:29 PM  
Blogger Pr0f8 said...

Ed, les Bienveillantes se sont les déesses vengeresses grecques (Érinyes ou Eumenides) qui pourchassent Oreste suite à son acquittement par l'Aéropage d'Athènes. Sa conscience ne peut supporter le meurtre de sa mère (Clytemnestre) et de son amant (Égisthe). Ainsi, meme s'il se trouve absous par l'assemblée, il sombre peu à peu dans la folie.
La justice des Dieux rattrape Oreste.

Le livre transpose donc Oreste chez les Nazis. A vrai dire, l'ambiance malsaine et les épisodes de folie, souvent insoutenable, qui emportent peu à peu le narrateur confronté à ses actes, fascinent et donnent un aperçu de ce que peut-être la Folie Humaine...

Le caractère historique passe au second plan.

8:41 AM  
Anonymous Anonymous said...

Un peu facile comme argument, dans ce cas si le caractère historique passe en second lieu pourquoi n'a t'il pas pris plus de liberté par rapport à l'histoire... ça aurait pu servir le réçit d'avantage...

Moi je crois surtout qu'il a bâclé ses 500 pages entre deux apéros, ni vu ni connu. Dire qu'il pensait passer à travers les mailles du filet

Alors j'ai pris mon portable et j'ai passé un appel houleux au bougre : "raboule ta nationalité française coco, il y a tromperie sur la marchandise".

Je conseille donc plutôt le livre "Oui oui gère un KZ".

2:02 PM  
Anonymous Anonymous said...

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11:27 AM  

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