Saturday, September 01, 2007

Lectures en cours ...

Suite au post de jme (Aristote,Sénèque et... Moi...) sur les lectures de l'année, et aussi parce que je conseille à tous la lecture de cet excellent blog, véritable bouffée d'oxygène, perfusion de littérature classique, et peut être tout simplement parce que les lecteurs des Antimémoires se font rares. (OK, vous avez deviné "La Condition humaine" reste un de mes ouvrages préférés. Je ne suis pas impartial.). Je me lance.

Tout d'abord deux ouvrages sur les peintres contemporains :
  • "Les années Montmartre" de Dan Franck un petit livre facile à lire, bien écrit, sans prétention qui présente une tranche de vie de ces peintres (Picasso, Apollinaire...) de Montmartre.
  • Moins connu, "l'école de Paris" de Jeanine Warnod (fille du critique d'art André Warnod et née à Montmartre en 1921) contient une multitudes d'anecdotes captivantes sur les peintres de son temps
Plus littéraire, et finalement assez peu connu, "Mémoires de Hongrie" de Sandor Marais. L'écrivain se remémore sa Hongrie natale et navigue avec virtuosité dans les références littéraires (notamment russes).

"Peut-être avaient-ils peur de l'Histoire... Nul ne savait exactement ce que recouvrait ce terme,mais chacun y sentait une menace. Dans la préface de son dernier ouvrage, Toynbee, alors octogénaire, admettait que l'Histoire ne saurait préjuger de l'avenir : les hommes de demain, souligne-t-il n'agiront pas forcement comme l'ont fait, dans les mêmes conditions, ceux d'hier. A l'instar de toute oeuvre humaine, l'Histoire était arbitraire, capricieuse et imprévisible. Aussi l'attention se porta-t-elle sur la vie quotidienne, derrière laquelle les hommes devinaient une autre Histoire, plus vraie et plus authentique que la précédente."
(Mémoires de Hongrie, Chapitre 12, 3 eme Partie)

Et pour finir, le dernier livre de Orhan Pamuk "Istanbul Souvenirs d'une ville", autobiographie sur la jeunesse de l'écrivain, ses errances dans les faubourgs d'Istanbul, et surtout les fameux Yali du Bosphore, anciennes maisons en bois des pachas ottomans donnant sur le Bosphore, qui disparaissent peu à peu, victimes du feu, sous le regard d'une foule curieuse et contemplative.



Istanbul, c'est la mélancolie d'une ville qui, souvenir d'une illustre Histoire, laisse le promeneur avec ce sentiment de déclin propre aux grands Empires, mais aussi d'un futur écrivain en recherche d'identité tenaillé entre l'occident et l'orient.
Update : Wikipedia indique que l'auteur habite depuis quelques mois aux Etats Unis suite aux menaces de mort à son encontre. C'est triste pour la Turquie.

1 Comments:

Anonymous Anonymous said...

J'ai ajouté « l'école de Paris » dans mon panier. Merci pour cette liste.

Je vous remercie de votre commentaire plus que généreux sur mon journal mais je suis un peu gêné car je ne pense pas qu'il mérite le titre honorifique de « perfusion de littérature classique ».

J'aime à croire cependant qu'il représente un certain art de la badinerie et je suis flatté qu'il vous divertisse.

7:15 AM  

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